Mon petit bordel livresque·Tag

Pile à lire [Tag #3]

Tag

Histoire de revenir en douceur, j’ai jeté mon dévolu sur ce tag créé par Une vie de livres et qui a pas mal tourné sur la blogo ces derniers mois. J’ai tendance à acheter bien plus de livres que ne le permet mon rythme de lecture, alors c’est l’occasion de rendre justice à tous ces ouvrages qui risquent de dormir encore un certain temps sur mes étagères.


1. Combien de livres comporte ta PAL ?
Environ soixante selon booknode, mais qu’il doit en manquer quelques uns.

2. Quel classique de ta PAL as-tu le plus envie de lire ?
Madame Bovary de Flaubert, tout simplement parce qu’au cours de mes deux années de prépa, on nous a parlé en large et en travers du bovarysme et qu’il serait temps que je m’en fasse ma propre idée.

3. Le premier tome d’une série/saga/duologie/trilogie, etc.
La passe-miroir, tome 1 : Les Fiancés de l’hiver, de Christelle Dabos. J’ai vraiment HÂTE de découvrir cette saga, j’en entends tellement parler autour de moi !

4. Le dernier tome d’une série/saga/duologie/trilogie, etc.
Question un peu difficile, à chaque fois que j’ai arrêté une saga (Le labyrinthe, Divergente, La Déclaration, la 5e Vague...) je me suis abstenue d’acheter le dernier tome. Mais en y réfléchissant, je peux quand même répondre le tome 3 du Pacte des Marchombres. Oui oui, j’ai beau adorer Pierre Bottero et considérer Ellana comme mon personnage préféré des trilogies la Quête d’Ewilan et des Mondes d’Ewilan, je n’ai jamais lu les romans qui lui étaient consacrés. Enfin, pour être exacte, j’ai toujours repoussé leur lecture, attendant le « bon » moment pour m’attaquer à ce que je considérais déjà comme un petit chef d’oeuvre. Avec le recul, j’ai l’impression d’être passée à côté d’une belle lecture sans raison valable. Mais bon, je ne désespère pas de réparer cette injustice un jour.

5. Un livre de ta PAL que l’on t’a offert.
Le premier tome d’Autre Monde de Maxime Chattam qu’une amie m’a offert pour mon anniversaire.

6. Un livre de ta PAL dont la couverture est majoritairement de ta couleur préférée.
Sans hésiter, Océan mer d’Alessandro Baricco.

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Lectures

Neverland, de Timothée de Fombelle

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Auteur : Timothée de Fombelle
Année de publication : 2017
Éditeur : L’Iconoclaste
Nombre de pages : 117


« Je suis parti un matin d’hiver en chasse de l’enfance. J’avais décidé de la capturer entière et vivante. « Regarde, elle est là, tu la vois ? »
Je l’avais toujours sentie battre en moi, elle ne m’avait jamais quitté. Mais c’était le vol d’un papillon obscur à l’intérieur, le frôlement d’ailes invisibles dont je ne retrouvais qu’un peu de poudre sur mes bras au réveil.»
Neverland est un retour au pays d’enfance, un irrésistible voyage vers ces hauts territoires perdus que nous portons tous en nous.

Vers dix ans, ma toute jeune vie de lectrice a été chamboulée par la découverte de Tobie Lolness. Mais je n’ai rien lu d’autre de Timothée de Fombelle que ces deux tomes retraçant les aventures de ce héros d’un millimètre et demi. Et puis, est venu Nerverland. 

Véritable quête onirique de l’enfance, ce livre est terriblement réconfortant. S’y entremêlent les souvenirs du narrateur et son voyage, à la poursuite de ces instants désincarnés. Dans mon esprit, ça a fait directement écho aux paroles de « XXX », mon morceau préféré du dernier album de Kendrick Lamar : « All the memories collected, moments you could never touch ». Et Timothée de Fombelle semble en avoir bien conscience. On ne court pas après un improbable retour dans le passé. Ce que le narrateur cherche est autrement plus complexe, à tel point que j’ai du mal à mettre des mots dessus. Peut-être une semi-résurrection, qui donnerait naissance à quelque chose de complètement nouveau. Retrouver l’enfance pour mieux se construire en tant qu’adulte. Ainsi, lorsque, ma lecture achevée, j’ai lu ses deux vers d’Arthur Rimbaud soigneusement choisis par l’auteur, ils m’ont semblé être l’évidence :

« Elle est retrouvée !
Quoi ? – L’Eternité. »

Timothée de Fombelle traite du rapport à l’enfance avec beaucoup de justesse. Poursuivre la lecture « Neverland, de Timothée de Fombelle »

C'est le 1er je balance tout !·Mon petit bordel livresque

C’est le 1er, je balance tout ! (Janvier 2018)

Le mois précédent, le blog inaugurait un nouveau rendez-vous livresque, celui de Lupiot du blog Allez vous faire lire. Le principe est simple, à la fin du mois on balance quatre trucs:

  1. Le Top & Flop de ce que vous avez lu le mois-dernier
  2. Au moins une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.
  3. Au moins un lien que vous avez adoré le mois dernier (hors chronique littéraire).
  4. Et enfin : ce que vous avez fait de mieux le mois dernier;

Le Top & Flop de mes lectures

Pas moins de trois coups de cœur ce mois-ci, à commencer par Les Faux-monnayeurs d’André Gide qui m’ont complètement captivée. Le premier chapitre débute avec Bernard, lycéen issu d’une famille bourgeoise qui découvre qu’il n’est pas le fils de son père. Dès lors, il décide de fuguer et, pour reprendre l’expression de Karla Manuele, « croise la route tordue de faussaires en tout genre, d’enfants qui trafiquent de la fausse monnaie ou de tricheurs ès sentiments. » L’histoire est passionnante et sa polyphonie la rend d’autant plus riche. Cela permet également à André Gide de développer, par une habile mise en abîme, une réflexion très étayée sur le roman et le processus qui aboutit à sa création.
L’Ordre du Jour d’Eric Vuillard est avant tout passionnant d’un point de vue historique. En effet, ce récit de 150 pages traite à la fois du rôle des industriels allemands dans l’essor du régime nazi et de l’annexion de la Tchécoslovaquie. Mais ce qui rend ce livre complètement fascinant, c’est la facilité avec laquelle l’auteur s’empare de ses événements pour créer autre chose. On comprend sans peine pourquoi il a obtenu le prix Goncourt.
Enfin, gros coup de cœur pour La lenteur de Milan Kundera. Il y a quelque chose qui m’a plu dès le début dans sa manière d’écrire, ce mélange d’humour et de réflexions philosophiques. J’ai hâte de lire ses autres ouvrages et en particulier L’insoutenable légèreté de l’être !

Quant à Neverland de Timothée de Fombelle, c’est une très belle lecture pleine de poésie, mais qui n’est pas exempte de défauts. C’est assez frustrant, mais je n’ai pas réussi à totalement entrer dans l’histoire… Je vous en parle dans ma prochaine chronique ! (deuxième fois que je fais du teasing, promis elle va finir par arriver haha)

                                             

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Lectures

Lady Susan, de Jane Austen

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Auteur : Jane Austen
Année de publication : 1871
Éditeur : Gallimard
Nombre de pages : 117


Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer chez la réponse à cette question…

Vous l’ignorez peut-être, mais les livres de Jane Austen occupent une place toute particulière dans mon cœur. Alors quand je suis tombée nez à nez avec ce tout petit roman inconnu au bataillon, je n’ai pas hésité bien longtemps. Il me le fallait, c’était une évidence.
L’intrigue est assez simple : depuis la mort de son mari, Susan Vernon est ruinée et n’a d’autre choix que de séjourner chez son beau-frère. Catherine, la femme de ce dernier, connaît sa réputation sulfureuse et l’accueille avec méfiance. Ses craintes sont confirmées lorsque Reginald, le frère de Catherine, vient leur rendre visite. Dès lors, Susan met tout en œuvre pour le séduire.

Ce roman épistolaire d’une centaine de pages s’articule principalement autour de deux correspondances : les échanges entre Lady Susan et son amie Mrs Johnson et entre Catherine et sa mère, Lady de Courcy. Cela permet de voir les différents points de vue des protagonistes tout en mettant habilement en avant leur duplicité. Car dès les premières pages, un constat s’impose : ici, les faux-semblants font légion et tout est affaire de stratégie. La plume de l’auteure se prête parfaitement à cet exercice et nous livre un roman subtile et empreint d’une bonne dose d’ironie. Poursuivre la lecture « Lady Susan, de Jane Austen »

C'est le 1er je balance tout !·Mon petit bordel livresque

C’est le 1er, je balance tout ! (Décembre 2017)

Histoire de bien commencer 2018, le blog inaugure un nouveau rendez-vous livresque ! L’année précédente, je m’étais laissée tenter par le Throwback Thursday de BettieRose books, sans pour autant m’y tenir bien longtemps. C’était vraiment cool à faire, mais ayant déjà du mal à publier un article par mois, j’étais incapable de tenir un rythme hebdomadaire. Et même si j’y étais parvenue, mon blog aurait été presque exclusivement composé de TBTL, ce qui n’est clairement pas sa vocation. Cette fois, je préfère donc me laisser tenter par le rdv mensuel créé Lupiot du blog Allez vous faire lire. Le principe est simple, lorsque le mois se termine on balance quatre trucs :

  1. Le Top & Flop de ce que vous avez lu le mois-dernier
  2. Au moins une chronique d’ailleurs lue le mois dernier.
  3. Au moins un lien que vous avez adoré le mois dernier (hors chronique littéraire).
  4. Et enfin : ce que vous avez fait de mieux le mois dernier.

Ça me tient vraiment à cœur de faire un bilan de mes lectures et de mes coups de cœurs en terme de séries/films/musique (vous en étiez peut-être rendus compte cet été haha).  Mais aussi, et c’est là où le rdv de Lupiot innove vraiment, j’aime beaucoup l’idée de partager avec vous les articles de blogs qui ont retenu mon attention.

Bref, trêve de bavardage et place au bilan !


Le Top & Flop de mes lectures

Décembre n’a pas été un mois particulièrement productif de ce côté-là. Donc pas vraiment de top ni de flop à déplorer, simplement des lectures de trois auteurs que j’appréciais déjà énormément : Les Cloches de Bâle d’Aragon, Le couteau sur la nuque d’Agatha Christie et Lady Susan de Jane Austen.

         

Depuis mon immense coup de cœur pour Aurélien en khâgne, je me suis mise en tête de lire l’ensemble du cycle romanesque d’Aragon. Poursuivre la lecture « C’est le 1er, je balance tout ! (Décembre 2017) »

Lectures

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle Giordano

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Auteur : Raphaëlle Giordano
Année de publication : 2015
Nombre de pages : 217
Éditeur : Eyrolles


Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. À travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves…

En début d’année, il y a eu un véritable engouement pour ce livre, à tel point qu’il était impensable de ne pas le croiser dans une librairie. Mais à l’époque, ce qui m’a surtout interpellée, c’est le logo Eyrolles sur la couverture : les voir éditer un roman relève presque du miracle ! Bon, en réalité, il s’agit d’un ouvrage hybride, à mi-chemin entre le guide de développement personnel et le roman. Mais c’est justement ce qui m’a séduite : une approche « en douceur », voilà de quoi attirer les néophytes dans mon genre.

Vous l’aurez compris, je m’attendais moins à une révélation qu’à passer un bon moment de lecture. Et pourtant, ce livre est une grosse déception. Poursuivre la lecture « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle Giordano »

Lectures

Une vie, de Maupassant

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Auteur : Guy de Maupassant
Année de publication : 1883
Nombre de pages : 278
Éditeur : Gallimard


« Alors elle songea; elle se dit, désespérée jusqu’au fond de son âme : « Voilà donc ce qu’il appelle être sa femme; c’est cela ! c’est cela ! » Et elle resta longtemps ainsi, désolée, l’œil errant sur les tapisseries du mur…
Mais, comme Julien ne parlait plus, ne remuait plus, elle tourna lentement son regard vers lui, et elle s’aperçut qu’il dormait ! Il dormait, la bouche entrouverte, le visage calme ! Il dormait ! »
« Une vie est un roman admirable; ce n’est pas seulement le meilleur roman de Maupassant, mais peut-être même le meilleur roman français après Les Misérables de Hugo »  (Tolstoï).

Une vie est le premier roman de Maupassant. Ayant adoré ses nouvelles fantastiques, j’étais curieuse de le découvrir dans un genre différent ! Pour faire court, il s’agit de l’histoire de Jeanne, jeune femme issue d’une noble famille normande. Après des années au couvent, elle revient chez elle pour commencer sa « vraie » vie.

Sans trop forcer sur la description, le roman nous plonge d’emblée dans le début du XIXe siècle, loin du tumulte parisien, et même loin du tumulte tout court. Les paysages normands et les nombreuses évocations de la mer (Maupassant l’affectionnait particulièrement) contribuent à créer une ambiance agréable. C’est le calme et la beauté de la nature qui dominent, du moins dans un premier temps. Jeanne se plaît à contempler la campagne du haut de sa fenêtre, le cœur gonflé d’espérances.

Avec ce roman, Maupassant nous livre une description très corrosive de la petite noblesse provinciale. Poursuivre la lecture « Une vie, de Maupassant »